Après avoir erré dans Amsterdam, me voilà dans une chambre d'hôtel glauque.<br />
Je n'ai pas réussi à faire semblant.<br />
Je ne fais plus de blagues, car elles vous étaient dédiées et vous n'êtes plus là pour les entendre ou pour vous les relater.<br />
Je pense à vous constamment. Constamment. Constamment.<br />
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Je veux vous partager tout ce que je vis, traverse, vois, pense... J'ai bien compris que ce n'était plus l'attendu.<br />
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Ce que l'on a vécu et qui s'est soudainement arrêté, c'était pur, c'était vrai, c'était beau. Et ça me fait si mal de le conjuguer au passé.<br />
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Je constate pourtant que ça n'a plus l'air partagé, que je suis une sorte de mal absolu à vos yeux.<br />
J'ai du mal à le comprendre.<br />
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Vous disiez à l'époque vouloir me garder pour toute la vie, et même si la situation a changé, nous étions 2 dans cette aventure.<br />
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Vous m'aviez déjà expliqué vouloir couper les ponts si je regrettais notre situation ; ce n'était pas caché. Tout comme le fait que je vous avais exprimé l'inverse.<br />
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Je suis désolé de votre détresse. Ne pensez pas que je vis bien la situation, je souffre comme je n'ai jamais souffert pour un être vivant. J'ai en moi la culpabilité de vous faire souffrir et celle de ne pas avoir su assumer la décision de ma vie. Et cela implique la fin de la relation avec la seule personne avec qui je souhaiterais ne jamais couper le lien.<br />
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Je ne pense que du bien de vous, cela ne changera jamais.<br />
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Je comprends votre détresse. Au nom de ce que l'on a vécu, que je considère "particulièrement spécial" pour reprendre vos termes, et parce que nous sommes 2 dans cette histoire, je vous demande de ne pas me rayer, m'ignorer ou me traiter comme un moins que rien. Vous comptez tellement.