Réponse à une position de VL hors jeu
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Je n'avais pas imaginé malgré mon 6ème sens mais sans le livre, que vous m'aviez dans un coin de votre tête quotidiennement... Nous nous étions même jour après jour persuadée du contraire … Vous aviez suivi ma demande de silence réciproque scrupuleusement et sans aucune protestation… Et ce malgré les évènements professionnels récents...
Sachez que je vous en veux depuis le 24 juillet.
Je vous en veux d’abord de ne pas m’avoir retenue sur cette jolie promenade coutainvillaise qui a été le témoin de nos adieux estivaux… On ne demandait pas la lune qui était si belle… Mais 1 ou 2 minutes de + dans vos bras avec ce bruit de la mer, non loin de ce banc qui est de mes plus beaux souvenirs de vie.
Je vous en veux d’avoir réussi à tenir ce silence…
Je vous en veux aussi de ne pas l’avoir tenu le 14 août. Et pourtant mon cœur a attendu un signe de vous toute la journée…Coeur qui lui a été runninguement offert par la suite...
Je vous en veux de ne pas être apparu devant moi pendant cette période… J’aurais aimé vous voir à chaque coin de rue, à chaque maison que j’ai visitée, à chaque activité sportive que j’ai réalisée…
Je vous en veux également d’avoir appris par un message whatsapp de Leopold lui-même son départ. Je l’ai contactée depuis et nous avons échangé qq platitudes prétendument sincères.
Je vous en veux également d’avoir appris le départ de Camille par David. C’est une idée de vous m’a-t-il dit. J’ai pensé en moi-même que nous touchions désormais le point de non retour… Mais j’ai évidemment télé-acquiescé en jugeant l’opportunité intéressante pour elle et l’idée pertinente pour le bien de la DCN dont je me cogne du plus profond de mon être.
Je vous en veux également d’avoir eu plus de nouvelles de Florian et Jessy que de vous… eux même parlant de vous spontanément à mon plus grand désarroi…
Je vous en veux en fait de ne pas comprendre que nous étions faits pour nous rencontrer dans cette vie et ne plus jamais nous quitter…
Je vous en veux de faire naitre en moi des sentiments honteux dont je n’avais jamais fait l’expérience avant… La jalousie, la colère, la frustration, la tristesse profonde insidieuse et sournoise…
Je vous en veux que mes filles vous apprécient… Elles m’ont beaucoup heurtées sans le savoir... Eva vous inclue dans chaque jeu ou activité. Elle m’a fait un ordinateur spécifique pour vous parler et aussi une montre connectée avec écrit GARMIN VL. Elle parle de vous très/trop souvent… Quant à Lou, on pensait qu’elle ne se souvenait pas de votre existence jusqu’à ce que fière d’elle dans la mer de Calvi elle me demande de la filmer pour vous envoyer ses progrès notables…
Ce blog est d’une perfection absolue. Chaque mot est intelligent, drôle, touchant… c’est vous… C’est nous… à travers chaque image et chaque commentaire…
Je m’étais demandé si vous aviez eu ma petite carte de visite rapidement accrochée à votre essui glace le matin de mon départ… Elle y trône en maitre sur la 1ère page... J’ai découvert votre lien garmin fléché dans la salle d’attente de mon banquier hier… Sachez que je ne sais même plus quel contrat j’ai signé ni quelle assurance vie il a réussi à me vendre. J’ai hoché la tête qq fois et répondu oui ou non quand je sentais qu’il fallait me prononcer…
C’est incroyable ce que vous avez fait… Mais ne croyez pas que vous allez vous en TIRez au VoL car contrairement à tous mes collègues de la machine à mauvais café du 2ème étage, mes vacances parfaites sur le papier ont été teintées de beaucoup de moments baudelairiens. Nous sommes personnellement plus « pluviose irritée » que « quand le ciel bas et lourd » sur lequel j’ai planché pour mon oral de bac de français pour votre information… J’ai tiré à profit ces 5 semaines pour réaliser des choses et essayer de passer à autre chose. J’avais du temps… Beaucoup de temps… Jour après jour, je me sentais anesthésiée de toute forme de joie possible. Je vous imaginais à votre bonheur familial jusqu’au 16 août puis à votre bonheur à 2 libérés de toute contrainte parentale… Je n’ai pas pleuré une seule fois.et à l’exception de 3 nuits de totale insomnie vous étant consacrée, j’ai trouvé le sommeil chaque soir plus tôt qu’à l’accoutumée. Je me suis tournée invariablement à gauche en vous parlant intérieurement. Je ne sais pas si vous m’entendez… Une fois endormie… les cauchemars ont parsemé mes nuits et mon réveil n’en était que la prolongation. J’ai souri. J’ai couru. J'ai vécu. J’ai accepté toutes les invitations à me changer les idées. J’ai mené des projets à bien. J’ai préparé ma rentrée. Mais chacune de mes respirations depuis le 24 juillet a été douloureuse et chaque sourire a été emprunté. (ou a tété emprunté comme dirait un certain MB)
J’ai appris à vivre heure par heure avec la douleur. J’avais à cœur d’essayer d’aller bien. J’ai fait toute sorte de choses. Je me suis battue… J’ai tellement pris sur moi que je ne sais même plus si je sais pleurer.
Sachez pour votre gouverne que beaucoup de changements sont intervenus dans ma vie pendant ces 5 semaines :
Quelques conclusions de lecture s’imposent à moi :
J’aurais également une somme d’anecdotes à vous narrer… Mais ce sera à la seule force de ma mémoire car la 1ère anecdote est que j’avais acheté un petit cahier pour ne rien oublier… Cahier que j’ai déchiré en lambeau me trouvant idiote, stupide et incohérente. A quoi bon passer du temps à vous narrer des choses puisqu’on a dit qu’on se narrait pas les choses ?...
A lundi comondi...
Caroline